La Formation

La Formation

Une des nouvelles activités de l’ACAD depuis 2016 est de proposer à ses adhérents des sessions de formation, d’informations et d’échanges sur des sujets variés, qui tous entrent dans le champ pluridisciplinaire de nos métiers. Le conseil d’administration propose chaque année des thèmes, liés aux problématiques que nos adhérents rencontrent dans l’étendue de leurs missions. Il laisse également la possibilité à chacun de s’exprimer pour faire émerger des besoins en formation susceptibles d’intéresser les acadiens.

Ces formations sont assurées soit par un ou plusieurs des adhérents, soit par des intervenants extérieurs. Depuis 2016, l’ACAD propose des moments de partage d’expériences et d’apports théoriques, notamment dans le cadre des « Matinales de l’ACAD ». Ainsi, ont été proposés aux acadiens ces dernières années :

Le cadre international du conseil en urbanisme et aménagement des territoires

Intervenants ACAD – Jacques Gally et Gérard Le Bihan – 5 juillet 2016

Parmi les adhérents de l’ACAD, un petit nombre exerce de façon partielle ou exclusive, une activité à l’international. Un Groupe de travail ACAD international a été créé en 2013 pour un repérage des forces à mettre éventuellement en commun, organiser la présence de l’ACAD auprès des acteurs publics et privés de ce secteur et assurer une veille de l’information.
Cette conférence avait pour intention d’attirer l’attention des adhérents sur les préoccupations internationales liées à l’urbanisme et l’aménagement des territoires. Quelles organisations et entreprises « vendent ou exportent » leur savoir-faire ? Quels sont les financeurs internationaux des projets ? Quel dispositif au niveau des coordinations publiques françaises ? Quels processus d’accords mondiaux ?

La réforme des marchés public

Marina Brodsky  – Voir le support de formation

Marina Brodsky de Brodsky Consultants accompagne les collectivités locales et leurs établissements publics, dans le montage administratif, juridique et financier de leurs opérations d’aménagement, ainsi que leur problématique de gestion des déchets.

La plupart des clients des adhérents sont des collectivités locales ou établissements publics, qui s’inscrivent dans le cadre de la règlementation sur les marchés publics. L’évolution de la règlementation européenne a donné lieu à la transposition en droit français de textes dont les enjeux conduisent à modifier de manière fondamentale les relations entre les entreprises privées et les acheteurs publics.

De l’incitation à faire travailler ensemble secteur privé et secteur public dans la définition des besoins, à la consécration de la négociation dans les marchés publics, les nouvelles mesures issues de ces textes offrent les outils nécessaires pour qu’aux besoins exprimés par l’acheteur correspondent des offres qui doivent conduire à l’efficacité de la commande publique.

L’attractivité territoriale

Philippe Caparros/Expan’tia et François Noisette/Kalutere Polis.

Ce thème a fait l’objet d’une session de formation et d’une Matinale croisant les retours d’expérience de deux Acadiens.

L’attractivité d’un territoire passe par sa capacité à attirer ou à retenir les moyens de production et/ou la population. Les professionnels de l’ACAD, à qui on demande d’y répondre dans le cadre de leurs missions, se posent les questions des modes d’approche et des outils : avec qui réfléchit-on et comment ? 

Le positionnement « de marque » de certaines collectivités est-il daté ? 
Les stratégies de positionnement des collectivités dans le jeu concurrentiel des territoires ne se sont elles pas aujourd’hui modifiées du fait de la mondialisation, d’une concurrence économique accrue, de flux migratoires différents ? Même si la question de « la marque » (valorisation territoriale par une stratégie de communication adéquate) semble dépassée, les territoires se battent pour ne pas sombrer dans l’oubli ou exister pour les villes en concurrence avec des métropoles à l’échelle mondiale. 
L’attractivité des territoires est en passe de devenir une injonction et, pour y répondre, bien souvent on fait appel au marketing territorial. Le marketing territorial est avant tout une méthodologie de développement de l’attractivité économique des territoires, porté par une démarche « entreprise ». 
Les adhérents de l’ACAD et leurs groupements peuvent aujourd’hui soit être confrontés à ces questions. Il était donc intéressant de mieux connaître cette discipline, ses concepts et ses outils.

La Ville sensible

Émeline BAILLY et de Dorothée MARCHAND

Émeline Bailly est docteure en urbanisme et Dorothée Marchand docteure en psychologie sociale et environnementale ; toutes les deux sont chercheuses au département des Sciences Humaines et Sociales du CSTB et auteures de « La ville sensible au cœur de la qualité urbaine ».

Publié en avril dernier par Métropolitiques, cet article s’inspire d’une recherche sur la qualité de vie des éco-quartiers qu’elles ont réalisée à la demande du ministère du Logement et de l’Habitat durable qui a la volonté de revoir le label et les démarches d’évaluation. Aujourd’hui, elles participent à la recherche-action La fabrique du Paysage sur l’Ile Saint-Denis, au nord de Paris.

Autant du point de vue des chercheurs, des professionnels que de la société civile, la critique urbaine fait consensus pour dénoncer les formes urbaines comme les lotissements pavillonnaires ou lesentrées de ville. La notion de qualité est mise en avant pour réconcilier la ville formelle/physique et la ville vécue. Mais comment aborder la qualité de vie, thème qui ré-émerge fortement ? La qualité est le produit de l’équation entre les formes urbaines, leurs ressentis et les processus socio-cognitifs. Elle est envisagée sous plusieurs dimen- sions : qualité urbaine, qualité paysagère, qualité de vie, qualité environnementale… L’ensemble produit une qualité d’être qui traduit le ressenti des lieux. La qualité des lieux dépend donc de la capacité à prendre en compte les dimensions sensibles dans la conception urbaine.

Les villes sont-elles sensibles ? La notion de sensible est plutôt rattachée à une personne qu’à un lieu. Pour autant, un lieu est un espace senti (du domaine des cinq sens) ; ressenti (qui articule des sentiments affectifs et les émotions) ; mais aussi un espace de représentation. Peut-on parler de lieu sensible ? Si l’on considère que le sensible est éprouvé par les individus, certains lieux ont alors une identité et sont dotés d’émotion. D’autres le sont moins (les lieux neutres), voire pas du tout (les non lieux comme les entrées de ville).

Que serait un langage urbain sensible ? Nombre de recherches ont été engagées sur ces dimensions d’un point de vue théorique. Si l’on veut changer de paradigme, on doit s’interroger sur les charges sensibles des lieux, les significations et les sens, les représentations et les signes, sur la manière dont ils sont éprouvés pour en faire un langage urbain sensible, un langage expérientiel.

Le marketing territorial, ou comment développer l’attractivité d’une ville, d’une intercommunalité, d’un département ou d’une région ?

Vincent Gollain – IAU

Vincent Gollain est Directeur du département économie de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme de la région d’Ile-de-France.

L’attractivité d’un territoire passe par sa capacité à attirer ou à retenir les moyens de production et/ou la population. Certains Maîtres d’Ouvrages posent la question par le biais du Marketing territorial, réponse proactive, facilement appropriable, tendant à reproduire une démarche “entreprise” au territoire.

Les stratégies de positionnement des collectivités dans le jeu concurrentiel des territoires ne se sont-elles pas aujourd’hui modifiées du fait de la mondialisation, d’une concurrence économique accrue, de flux migratoires différents ? De la question de « la marque » comme valorisation territoriale par une stratégie de communication adéquate, à des territoires qui se battent pour ne pas sombrer dans l’oubli ou des villes qui sont en concurrence avec des métropoles à l’échelle mondiale, le marketing territorial est avant tout une méthodologie de développement de l’attractivité économique des territoires.

De consultant-expert à consultant-facilitateur. Approches d’animation collaborative

Cabinet IRIS

Les modes de travail avec les élus et les techniciens évoluent beaucoup avec une forte poussée vers des dynamiques participatives de co-construction. Par ailleurs, la participation des usagers est de plus en plus requise.
Ceci nécessite pour les consultants d’importantes transformations de leurs pratiques :

L’urbanisme temporaire, un droit à la ville qui dépasse l’opposition entre le temporaire et le pérenne

Paul Citron, directeur du développement de Plateau Urbain

Paul Citron, est venu présenter sa structure lors de la Matinale organisée aux Grands Voisins, sur le site de l’ancien hôpital Saint-Vincent- de-Paul. L’occasion pour les adhérents de l’ACAD de visiter le site et ses tiers-lieux.

L’urbanisme temporaire s’affirme aujourd’hui comme une solution pour tirer profit des temps de vacance des projets urbains. Cette pratique permet d’intégrer les citadins dans la période de transition urbaine, de prendre en compte de nouveaux usages, générant ainsi des pratiques inédites. Davantage que de simples parenthèses opposées au projet définitif, ces interstices peuvent devenir des supports d’action et de réflexion salutaires pour expérimenter de nouvelles manières de faire la ville. Comment généraliser la mise à disposition des bâtiments vacants et des espaces urbains en friche? Quels outils donner aux acteurs publics et privés pour mettre en place ces pratiques? Si les opportunités liées à l’urbanisme temporaire sont nombreuses, comment généraliser son appropriation par les citadins tout en prenant en compte les contraintes des propriétaires?

La montée en puissance des compétences citoyennes dans la fabrique de la ville

Intervention de Bernard Bensoussan et Grégoire Mages.

Bernard Bensoussan est Directeur de Voix Publiques et Grégoire Mages directeur du cabinet État d’Esprit Stratis.

La démocratie participative est au cœur de nos métiers et plus aucun projet urbain ne peut être réfléchit et élaboré sans concertation des habitants. Les problématiques abordées sont nombreuses et les réponses apportées doivent être connues et maitrisées par les acadiens. Quelles sont les tendances et les évolutions de la démocratie participative aujourd’hui ? Les méthodes et les pratiques évoluent-elles, et notamment aident à penser et à concevoir la Ville différemment ? De quels outils dispose-t-on ? De quelle nature sont ces outils et que produisent-ils de l’acceptabilité à l’appropriation en passant par le partage de conception ? Assiste-t-on à une plus grande intégration des citoyens dans la fabrique de la ville ? Peut-on parler d’une « montée en compétence citoyenne » ? On assiste aujourd’hui à un foisonnement d’initiatives : quels éléments de bilan tire-t-on de cet ensemble d’expériences, quel essaimage et comment se diffuse ces pratiques dans le processus de production urbaine ?